
Le Joker est sorti en salle au mois de novembre 2019. Le titre annonce d’emblée un renversement de point de vue par rapport à sa référence : celle du méchant. La focalisation n’est plus celle du héros, Batman, mais de l’un des plus sanguinaires criminels de tous les comics.
Il est accompagné d’une controverse : on lui reproche notamment son potentiel d’incitation à la violence (en justifiant celle du Joker…)
En réalité, c’est une approche du méchant « pas si méchant » (ou du moins aussi pathétique) qui n’est pas née d’hier… On la retrouve dans certains mangas, ou dans les Misérables.
De ce point de vue, il n’est pas étonnant que le personnage ait autant fasciné, ému. Ce n’est pas un film d’action mais davantage un drâme social & psychologique. Dès le départ, on rencontre le psychothérapeute du Méchant et on assiste à une description de ses symptômes grâce à différents plans (rires nerveux, …)
Arthur occupe un emploi précaire, nourrit de la haine pour son histoire familiale, et semble s’être senti constamment agressé, dans l’injustice. Il est fragile : sa mère est un peu folle, potentiellement menteuse. Sa naissance demeure emprunte de mystères. Il semble accumuler les traumatismes (sociaux, familiaux, émotionnels ..)
Il en vient alors à trouver la rébellion sanguinaire du crime comme « comique » dans son discours final en direct live. On remonte donc aux sources de ses actions …
Le Joker est un emblème : il a paradoxalement un aspect humain auquel on peut s’identifier. L’un des effets de ceci est de montrer comment notre système génère des individus extrêmement violents, criminels. D’ailleurs, les Etats-Unis en sont un parfait exemple.
On ressent alors de la sympathie pour Arthur, malgré ces rires nerveux extrêmement déplacés et ces crimes les plus horribles …
Ce sociopathe est capable d’assassiner son collègue sans la moindre pitié et de laisser échapper son autre collègue, témoin du meurtre, … parce qu’ »il a été gentil ».
La scène en question est l’apothéose du mélange des sentiments ressentis à l’égard du personnage et montre en tout point un criminel irrationnel.
Vie d’artiste…
Vie d’artiste
Déni et Démons: Un Voyage Poétique
j’suis en plein déni—sers-moiun demi j’ai toujours mes démons le passéle futur… c’est dément juste de passagedans des mondes où penser dérangeoù ça gronde bientôtrêverseraun délit j’ai encore rêvéd’ailes plutôt quede ces chaînes alorschaque jourj’me déchaîne pour ne pas être tel undéchet crois-moic’est gênant tu saison n’est pas tousnés génies maisarrêtede gémir Matières à penser…
Orange is the new black
Notre analyse de la série « Orange is the New Black »
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