
L’intérêt pour la diversité et pour le collectif se manifeste stylistiquement et thématiquement dans les textes de cette artiste. Stylistiquement, cela passe notamment par l’omniprésence de la première personne du pluriel.
Les questions de centre et de périphéries françaises et donc de mélange des cultures régionales, de pont entre sont également des marqueurs de son identité artistique.
On trouve également des occurrences de la deuxième personne du pluriel (vous) et de la première personne du singulier qui est toujours associée à des symboles, images, de l’écrivain, du poète (la plume) ou bien de la nature (écume).
Cette chanson est transrégionale, transculturelle, transnationale ( pas de drapeaux)
Il y a revalorisation de l’enfance ou de la féminité avec les deux comparaisons finales aux «gardiens de l’âme» et aux reines.
On y retrouve le lexique de la diversité, de la vie et de la nature, du cosmos. L’opposition devient ici une collaboration, une complémentarité par l’utilisation du verbe «être» marquant la caractérisation, la définition.
Vous êtes/ nous sommes : forment un parallélisme de construction étonnant.
Pages/plume : Zaz s’inspire, a pour support la diversité humaine pour écrire
On a l’Idée de partie et de tout avec le grain/désert
Cette chanson est marquée par une forte positivité, un élan, un dynamisme, un mouvement et un espoir dans le futur, dans le titre même et l’atmosphère générale. Ils sont portés donc par tous ses éléments moteurs de voyage, d’échange, de partage.
Oh qu’elle est belle notre chance
Aux milles couleurs de l’être humain
Mélangées de nos différences
A la croisée des destins
Vous êtes les étoiles, nous sommes l’univers
Vous êtes un grain de sable, nous sommes le désert
Vous êtes mille pages et moi je suis la plume
Oohohohohohohoh
Vous êtes l’horizon et nous sommes la mer
Vous êtes les saisons et nous sommes la Terre
Vous êtes le rivage et moi je suis l’écume
Oohohohohohohoh
On dira que les poètes n’ont pas de drapeaux
On fera des jours fêtes autant qu’on a de héros
On saura que les enfants, sont les gardiens de l’âme
Et qu’il y a des Reines autant qu’il y a de femmes
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