Aux échecs, il y a plusieurs types de joueurs, de personnalités qui correspondent à une histoire des grands champions. Le champion du monde actuel n’est autre que Magnus Carlsen. Des critères tels que l’agressivité, l’offensivité et le degré de spontanéité interviennent. On peut être un champion, un génie, un cerveau, un artiste, un magicien, un professionnel …
Il y a une culture et une littérature des échecs, et même plusieurs. Certains auteurs font des petits traités de vulgarisation, ou traitent certains aspects du jeu, comme Bernard Werber ou Stefan Sweig.
L’origine probable des échecs remonterait à l’Inde, puis à la Perse, et enfin à l’Europe. On retrouve le jeu de dames, ou celui de Go, en Chine, dans une optique similaire.
Il y a toute une symbolique des pièces, alternant entre persistance et renouvellement, en parallèle des différentes stratégies :
- Le roi : Il est à la fois faible et essentiel, central. C’est la pièce qui mène au mat. Il peut être utilisé lors de stratégies d’attaque mais c’est très rare. C’est la pièce à défendre. Il représente le Soi ou le Cerveau. Aux échecs, si la capitulation est courante, c’est que l’on cherche à dominer l’autre intellectuellement parlant. Le roi est au cœur de la pièce qui se joue.
- La dame ou la reine : C’est une figure féminine, épouse du roi. Elle est toutefois bien plus flexible et puissante, grâce à une plus grande portée : c’est la pièce qui peut recouvrir le plus de cases. C’est une pièce d’attaque mais, également importante à défendre. L’échange des dames mène à ce que l’on appelle la finale. Elle combine les fonctions de différentes pièces (fusion de la tour et du fou, en quelques sortes). Elle renvoie à une puissance politique et, est transculturelle. Elle doit accomplir au mieux sa fonction et dépasse la binarité entre défense et attaque.
- Le pion ou le soldat : C’est la pièce de base, celle de départ, qu’on envoie au charbon. Ses déplacements sont limités mais la structure du jeu dépend essentiellement des pions. C’est une pièce tactique. Il peut être sacrifié dans le cas du gambit, comme être utilisé comme un rempart solide. C’est une pièce faible à ne pas sous estimer. Souvent, il défend et est important pour la position à tenir. C’est aussi le petit que l’on n’attend pas mais, qui mène à la victoire. Il n’est important que dans et pour le collectif. Il est manipulé, outils des autres mais peut les surprendre, les prendre au dépourvu, ou se transformer (promotion), si bien placé.
- le fou ou l’évêque : C’est une pièce tantôt perçue sous le regard de la folie, de l’anomalie, ou sous celui de la sagesse, d’une religiosité assez forte. Elle est souvent sacrifiée ou échangée. C’est le second de la reine. C’est une fonction qui peut être discrète aussi, adjudante. Le fou est une figure tout particulièrement polysémique : c’est le fou du roi, celui qui anime, divertit ou le malade, l’original, l’imprévisible, l’indiscipliné. Ses attaques sont foudroyantes. Il ne fait pas partie de l’infanterie militaire. Il est à part, en marge de la hiérarchie. Il est autonome et intégré. Aujourd’hui, son sens est différent (c’est fou ! = c’est merveilleux !). Il est a contrario de la raison, la rationalité pure des échecs, de ses mathématiques. Il renvoie à la société féodale, mais demeure une pièce moderne. Il y a toujours un fou plus fort que l’autre : le bon, le mauvais ou le truand (celui qui est considéré comme mauvais mais cache ses ressources).
- Le cavalier ou le cheval : Il est dans la technique et la subtilité. Il ne peut être enfermé. C’est l’une des pièces les plus difficiles à anticiper : il est flexible dans l’offensive, comme dans la défensive. Il est haï autant qu’apprécié pour sa complexité. Contrairement au fou, qui prend sa force dans les positions ouvertes, le cavalier est redoutable, dans les positions fermées : il se faufile. Il est le développement de la civilisation, il est davantage raffiné. C’est l’atout de force de l’armée : enjambant le pion. Attention, c’est aussi une pièce qui a sa fragilité. On peut bâtir toute une stratégie sur une ouverture avec les cavaliers. Il est aussi synonyme de défense, d’anticipation, de tactique double, et est la seule grosse pièce à pouvoir ouvrir le jeu.
- La tour : Elle est à l’angle de l’échiquier. Elle est ferme, de plein pied, synonyme d’offensive lourde. Elle se développe très souvent dans les dernières pièces. Elle est l’intime protectrice du roi, se joue en connivence avec, surtout dans le cas du roque et défend le château. Elle fonctionne en paire jumelle, il y a une réciprocité plus évidente. Elle a quelque chose de rude, brutale, bourrin. Elle se différencie en ceci du cavalier mais peuvent facilement s’y associer.
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