
La série Black Mirror traite de nombreuses thématiques de société, notamment du futur, orienté par la science et les avancées technologiques. Elle a un profond arrière goût dystopique. Elle pousse l’atmosphère dégagée par ces mini-univers très loin, absorbant le spectateur dans un monde futuriste et sombre. La série relève de la science fiction mais présente un futur très proche, basé sur de réelles problématiques contemporaines (par exemple l’épisode sur les notes sociales s’appuie sur ce qui se passe en ce moment en Chine). En fait, c’est une satyre préventive du présent. Les épisodes sont souvent critiques et philosophiques. Ils s’en prennent également à la culture de masse : les épisodes de Black Mirror sélectionnent leurs spectateurs. Ainsi, le premier épisode de la série est particulièrement choquant.
Un film a été sorti sur la même optique, proposant des choix au spectateur et donc treize versions différentes d’une même histoire. C’est une première : un film interactif ! Certaines versions sont plus difficiles à trouver.
Quelques épisodes :
- Episode 2, Saison 1 : 16 millions de mérites / Les Thèmes sont : la télé, l’obsession de la célébrité, le talentueux aristocratique. On retrouve la métaphore du pédalage pour participation, avec des pubs, des écrans … Tout est dystopique bien sûr. On retrouve les questions de la déchéance et du déclassement social, que l’on retrouvera plus tard. Les pédaleurs sont des ouvriers en quelques sortes. Les thématiques du succès et du rejet sont importantes. On a une claire opposition entre les basses couches de la société et les élites. Les ouvriers sont « cachés ». L’argent donne le droit à la visibilité.
- Episode 3, Saison 1 : Thème de l’hypertraçabilité par un implant qui enregistre tout. Les retours sur image sont nombreux alors que les personnages inspirent à se soustraire des regards. On peut être bloqué par tout le monde, à l’image des réseaux sociaux, c’est-à-dire n’être ni vu ni entendu. Cela rejoint les problématiques liés au numérique.
- Saison 2, Episode 4, « Blanc comme neige » : sur la conscience. Le personnage reprend sa conscience humaine dans une IA.
- Saison 3, épisode 1 : « Chute libre » : Aborde les réseaux sociaux et la question de la popularité. Nous sommes dans une société où tout le monde se note en permanence, dès qu’on se rencontre. Bien sûr, la note a plus d’impact si elle est donnée par des personnes prestigieuses, donc bien notées. Cela devient une obsession particulièrement pour la jeune femme héroïne. Elle est pas trop mal classée, est frustrée de vivre avec son frère, qui l’est un peu moins. Elle va être invitée au mariage d’une amie d’enfance qui connaît des gens très chics : une aubaine ! Elle va chérir cette invitation et vouloir monter un discours pour plaire à la foule. Mais une broutille va lui faire enchaîner les mauvaises notes et elle ne peut plus prendre l’avion ni être acceptée par son amie à son mariage. C’est la descente aux enfers dans ce monde d’apparence. Je vous renvoie à la scène de l’aéroport. Il y a déchéance, disparition sociale quasi totale. La jeune fille est dans une lancée infernale pour lutter contre ce phénomène. Cela dénonce la place des réseaux sociaux et comment ils servent les notions de prestige et d’image sociales. Cela dénonce aussi leurs potentiels dérives dans les représentations qu’ils véhiculent. Le statut, comme faire bonne figure, deviennent des impératifs à une vie sociale équilibrée. Ce monde a l’air merveilleux mais, est en fait profondément dystopique, source de malheur. Le personnage principal est poussé à l’extrême, mais on peut retrouver ce genre de profils types dans la société. Tout est calculé. Les questions de la mobilité et de la déchéance sociale sont omniprésentes. Il faut savoir que les notes sont déjà devenues des armes politiques en Chine. Nous sommes dans la science fiction mais aussi dans la prévention des abus toujours. On parle des réelles métamorphoses de nos sociétés par le numérique etc…
- « Haine virtuelle » L’épisode 6, aborde la question de la haine sur les réseaux sociaux, ce qui suscite des enquêtes.
- L ‘épisode 5, « Tuer sans état d’âme » renvoie à un univers militaire en plein entraînement. L’humain disparaît derrière ce qui lui est inculqué virtuellement. Il y a déshumanisation de l’adversaire aussi.
- Saison 4, épisode 2 : C’est une mère qui trace sa fille grâce à un implant. Les thématiques de la surveillance et de l’hypervisibilité par la localisation notamment sont soulevées. Il y a surveillance et surprotection maternelle. En équipant sa fille, elle risque de l’étouffer. Cet épisode dénonce encore les abus Technologiques sur la vie privée, la figure de la Big Mother par exemple qui est régit par l’envie de Contrôle ou la peur de perdre celui-ci.
- Episode 6, Black Museum. Aborde les thèmes du Tourisme, de la criminalité, de la culture …
- Saison 5 : Episode 3 Ashley est une star recomposée et compostée dans une poupée numérique qui reprend ses traits de caractère. Elle est faite pour amuser, divertir, vendre. L’humain disparaît au profit de sa copie, et donc, du marketing artistique, de son image de star. La star se trouve alors entre l’omnivisibilité et le désir de s’effacer. Il n’y a plus d’intimité, de respect de la personne, s’effaçant derrière le commercial. Ces futurs dévoilent des failles de notre système.
Le film reste dans la même ambiance : les fins ne sont pas très joyeuses. Ils questionnent donc la notion de destin, de choix, de détermination, de folie, de tension entre la réalité et la fiction ou l’imaginaire, la notion de causalités et de chemins divers, celle de libre arbitre.
Orange is the new black
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