
La musique aujourd’hui est aussi politique. Elle est souvent une revendication sociale, soit par ses paroles, soit par son genre, soit par le style qu’elle dégage. Ceci existe un peu depuis toujours par les références utilisées et l’univers musical dégagé. La musique permet d’identifier, de distinguer l’appartenance sociale, à un certain milieu, à une certaine catégorie de la population ou du globe. On peut prendre deux exemples opposés : celui du rap ou du classique. De même pour le rock ou l’électro.
La musique obéit donc à des critères identitaires, distinctifs. Le partage d’un évènement, d’une expérience permet aussi ceci (concerts, festivals…). En même temps, il y a homogénéisation des têtes d’affiche.
Youtube et internet ont profondément changé notre rapport à la musique notamment grâce aux playlists ou à la barre de recherche. Nous n’écoutons plus pareil la musique. Nous pouvons :
- passer du coq à l’âne, écouter des musiques qui n’ont rien à voir à la suite
- s’adapter aux ambiances soirées, convivialité, s’adapter au bon « mood »
- souligner le potentiel dissertatif des musiques
- Sortir du cadre de l’artiste connu et nous intéresser aux interprétations personnelles moins connues
Quels messages chaque musique transmet-elle sur une époque, un individu ? Quelles revendications, réflexions, plaidoyers et dénonciations ?
Prêter l’oreille à chaque musique, c’est s’ouvrir à différentes philosophies.
Si l’on écoute Saez, Big Flo et Oli ou d’autres artistes ont a des revendications ancrées dans une époque. On a aussi le regard de la jeunesse sur l’actualité dans le rap, le rock, le reggae. Il y a une grande diversité. Aujourd’hui, c’est très en vogue puisqu’il y a une crise identitaire généralisée. La musique est affirmative, contrairement à la versatilité des foules (même si elle peut affirmer une chose et son contraire). De nombreux morceaux semblent témoigner d’une identité éclatée et transnationale ou d’une jeunesse qui s’individualise dans le collectif.
Le lyrisme tient une grande place dans la musique contemporaine avec un accent sur l’individu et la subjectivité. Le parcours personnel est important : c’est l’apogée du storytelling.
Lucio Bukowski aborde la question de la métamorphose du sombre « Mais qu’est-ce que j’en fais de ce matériau noir? ». Il y a plusieurs réponses :
- une prise de conscience et un partage ?
- de l’art pur ?
- Une critique, une alternative ?
Dans tous les cas, on peut parler de transfiguration du négatif chez plusieurs artistes (à l’image de Dooz Kawa et de ces « contents pour rien »).
La question identitaire rejoint bien sûr celle de l’individu. Aujourd’hui, on parle d’Ego, par exemple, dans le cas de l’ego trip et de ses éventuelles remises en question. Elle peut passer par l’humour (chez Stupéflip) ce qui interroge les concepts de troll et de parodie qui sont nettement en plein essor.
Le commercial tente parfois de toucher au mythe de l’universalité. Mais cela reste culturel. La musique et la littérature populaire peuvent aussi servir à la prise de conscience populaire.
« Je suis » crée un effet de devinettes, de suspense sur le portrait descriptif
Voici une playlist conseillée pour réfléchir à ces sujets. J’espère que vous y trouverez votre compte.
Sinsémilia – La mauvaise réputation
Lucio Bukowski
Zaz
Vie d’artiste…
Vie d’artiste
Déni et Démons: Un Voyage Poétique
j’suis en plein déni—sers-moiun demi j’ai toujours mes démons le passéle futur… c’est dément juste de passagedans des mondes où penser dérangeoù ça gronde bientôtrêverseraun délit j’ai encore rêvéd’ailes plutôt quede ces chaînes alorschaque jourj’me déchaîne pour ne pas être tel undéchet crois-moic’est gênant tu saison n’est pas tousnés génies maisarrêtede gémir Matières à penser…
Orange is the new black
Notre analyse de la série « Orange is the New Black »
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