Costume social

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Une femme se maquillant le matin enfile son costume social. Elle se prépare à affronter les regards et exigences du monde.

Un homme, de même, nouant sa cravate, ajustant sa barbe, effectue un rituel marquant le passage de la sphère de l’intime et de l’authentique à celle du public. Cette seconde implique une image de soi, façonnée d’après un reflet approximatif de ce qu’il aimerait être ou de ce que la société lui demande.

Une fourmi ne se change pas avant d’aller à la rencontre de ses compères.

Les humains ne sont pas moins insignifiants, parasites grouillant en masse sur le globe, que les fourmis, insectes parfaitement organisés socialement..

Pourtant, ils demeurent prisonniers de ce masque, ces apparences, ce rôle.

L’être humain joue une pièce comblée de redondances pour combler son ennui et sa linéarité.

Encore un paradoxe. Il cherche attention et reconnaissance au point de se falsifier, d’être plein de superficiel. Présentable. Tout en doutant profondément de lui.

Qui a oublié de me dire mon rôle ?

Qu’aurais-je été et fait dans la peau d’un autre personnage ?

Désolée, mais ce soir je n’ai pas le sourire, pas le courage.

Fatigué de ce costume qui me va trop grand. Doit-on nécessairement avoir soif de statuts, d’étiquettes, de prestiges ? Besoin d’une place !

Ces stéréotypes me donnent le tournis. Et qui donc payera la note ?

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