Grille d’interprétation et sociologie

By

A priori, le sociologue acquiert le recul nécessaire pour se défaire de toute interprétation socio-culturelle. Couplé au travail de l’ethnologue, son étude et observation des sociétés lui apprend que tout fait social est issu d’une représentation sociale ou contextuelle.

Bien plus large qu’on ne pourrait le croire, il s’intéresse à des actes et structures de base comme l’alimentation, les relations, les hiérarchies, la consommation, les mythes nationaux, les arts et les sciences, puisque l’homme est un zoon politikon (un animal politique).

Chacun de ces faits sociaux peut acquérir un statut d’habitus : il s’ancre ainsi comme une coutume inconsciente ou un paradigme absolu pour les membres de cette communauté. Il ne s’agit pas de juger, quantifier, comparer ces habitus, mais de les déconstruire, à la fois pour une connaissance neutre de l’homme et, éventuellement, pour une meilleure compréhension mutuelle. La sociologie française depuis ses premiers représentants (Durkheim, Bourdieu) s’intéresse, bien sûr, davantage aux sociétés occidentales avec l’influence du modèle américain depuis l’ouvrage célèbre d’Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique) où celui-ci analyse les futurs travers de la démocratie.

L’ethnologie et l’anthropologie récoltent des données dans d’autres ethnies, pour, éventuellement, les comparer. Même si nombre de sociologues ont souvent des tons déterministes (y compris Bourdieu) (fait de penser que tous les actes humains sont prédéterminés), nombreux sont d’accord sur le fait qu’il faille aussi se prémunir de ce penchant, le prendre avec des pincettes, par exemple en s’intéressant à la psychologie ou à la littérature pour atteindre la sphère individuelle.

Le sociologue a donc parmi ses notions, celle de grille d’interprétation, qu’il tente de dés-interpréter. Celle-ci est constituée de notre culture, notre appartenance sociale, nos expériences, notre éducation, notre vocabulaire, nos habitus etc … Un être humain quelconque qui aura vu un fait identique ou proche dans un certain contexte ou discours, va interpréter ce fait constamment de la même manière. C’est ici qu’on voit aussi à quel point les opinions sont sociologiques. On interprète tous le monde différemment.

L’alcoolisme ou le fait de pleurer ne sont pas et n’ont pas toujours été perçus de la même manière ici ou là, hier ou aujourd’hui. Par contre, un individu moderne aura grand mal à se défaire de ses réactions et symboliques à cet égard.

Notre grille d’interprétation est donc fortement ancrée dans l’éducation et la famille (en proportion de notre degré d’adhésion ou le contraire) mais évolue aussi en fonction des normes, de notre environnement, notre vécu, nos connaissances (elles-mêmes nécessairement socio-culturelles).

Plus de contenus :

Rêver et Agir: Transformer sa Vie

Mais que faut-il pour changer le courant des choses ? Pour rattraper quelques proses Leur coeur aussi .. Leur infini, leur profondeur, les apaiser ou les grossir Au gré des douceurs et des douleurs Comment pourrait-on ne serait que agir ? Voir de cette valse un geste agile Autour du monde qui nous entoure. De…

Impressions sur notre actualité : Entre poésie et réalité

Après peu de repos, J’ai cherché du répit Maintenant que je suis repue… J’ai enfin tout repeint! On te sert le repas, Evidemment que cela dérape… ! Tu es toujours sur le départ. Mais ce n’est que le début. Des pairs, des pauvres, Les pierres des Pires… C’est encore de la purée ! Alors, j’ai…

je suis venue te dire

Je suis venue te dire Ce que j’ai sur le coeur Je suis venue te dire Que pour toi brûlent mes heures Depuis quelques années, Nous nous sommes trouvés  Depuis tout ce temps je N’ai cessé de t’aimer Trajectoire peu parfaite, Et sentiers à parfaire  Je t’ai pesé parfois, Frôlant une dure folie  Je t’ai…

l’Art & la vie… l’avis & lard

La Vie est, par essence, une suave moelle. C’est une sève sucrée que l’on suçote. On la mâche et on la digère souvent mal & … Alors on la recrache, en vain, quand tout bloque & débloque. La Vie est une Infinie Naissance, Renaissance… Connaissance. Un bébé suffocant, une soif infinie, un sirop pour la…

Le temps d’un éclair, j’ai tellement écrit…

Le temps d’un éclair J’ai tellement écrit L’amour sans éclats L’humour comme épée Le ton d’un écho On s’était épris Un brûlant été J’ai gravé mes maux Dis, hier, c’était l’éclipse Et aujourd’hui, les cris ? Demain je m’élève Par les fleurs, l’épi J’ai donné mes lèvres, J’ai noyé mes nuits .. Pardonnez, mes vices

Laisser un commentaire