
Dans mon étable à lettres,
Sur mon établi, ma palette,
Le mot est cet animal qui ne connaît de brides.
Une fois sélectionné, il court, crie, se démène et se multiplie,
Se tord et se déforme, à la rencontre de ses amis.
Humbles habitants d’un zoo narguant, larguant leurs poids, pour un nouvel habitat…
Mes lettres, ma palette, c’est tout un pays,
Paisible mais affolé de folies fines.
L’un braie, l’autre brame,
L’un effraie, l’autre est au centre du drame,
Espèces un peu spaces, quittent ce rôle de spectateurs,
De citoyens sacro-saints
& laissent s’exprimer la rumeur du sauvage.
De ce sauvetage, Noé, cette fois, se sauve à la nage
Pris de surmenage…
Abandonne ces broutilles et laisse causer, coasser, cocotter, ces clameurs poétiques contre ceux qui nous calment à coups de politique, de jugements dominants.
Remplacer pour partager,
Leurs conclusions pulsionnelles,
A la loi du plus puissant, du plus ignare, plus innocent, tumeur…
Le renard ruse en pointillé quelques rimes désaccordées qui poussent à l’écoeurement du safari. Retour au sauvage
Pour écouler ses artifices,
Déployer ces ailes, en toute anarchie auto-gérée, ordonnée,
Mon dodo s’dandine pour tout donner, pas pour dominer,
Pour danser, divaguer,
Sans le moindre dédain,
Pour qu’le moineau ou même le dindon, et même le dada,
S’en donnent à cœur joie.
Le triton pour se sortir de ce traquenard, trinque alors avec toi, et tous ses « soi », sans contrainte ni modération
Avec l’éther pour éternité
Et le pardon pour unique raison, unique saison. Cessons ces cisailles sanguinolentes qui, sans cesse, s’insensibilisent.
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