
Vous savez ? J’ai l’impression qu’on est tombé bien bas…
Qui écrit a ressenti le tressautement du désespoir, l’alerte ultime, la solitude essentielle, le gouffre de la honte collective et de la métamorphose existentielle.
On utilisera un plan classique: synthèse de presse, mais façon subjective.
Oui, je sais ! On avait dit que les journalistes et les écrivains, c’était deux métiers bien à part. Mais comment écrire encore des choses nouvelles ? De nouveaux aspects de l’existence ? Avec jeu et légèreté, qui plus est ? Tout en demeurant… de préférence, un pont entre différentes voix et cultures. Autrement dit, comment faire du politiquement correct, mais pour tout le monde ?
Lier deux lectures : populaire et réservée à quelques-uns ? Expier notre soif et notre faim d’histoires, de mythes, de réécritures, incommensurables ?
Causes/conséquences/solutions : gueulons un bon coup et puis voyons ce qu’on peut faire !
En même temps, vous voyez bien que les démocraties grondent !
Plongeons tout cela dans un bon bouillon de fictions, d’imaginaires pyramidales, babyloniennes ou babéliennes…
Nous ne sommes pas là pour prédiquer, médire ou maudire, un avenir malveillant, maléfique, pessimiste…
Au contraire ! Nous n’en sommes qu’au premier cycle de l’épopée, de la légende de ce vingt et unième. Nous réclamons un Demain neuf où planter de nouvelles demeures, construire de nouveaux espoirs.
Nous ? La jeunesse trop longtemps endormie …
Comment pouvons-nous parler pour tous ? Et bien, nous nous contenterons d’essayer en nous appuyant sur quelques fragments des âmes égarées pré-apocalyptiques.
Dédramatisons ! Nous vous parlons de quelques-unes d’émissions titrant l’effondrement proche ou de quelques airs catastrophiques sur vos écrans…
Soyons dans le vent des temps non ? On peut quand même en discuter ? On a des choses à partager.
Quel serait le monologue intérieur commun de chacun ? Qui tolère encore d’être une éponge ? Qui ne s’insenbilise ? Ou ne l’a déjà fait irrémédiablement …
Dans ce cas-là, le pathos peut être utile. Dépassons ensuite ce registre. Valsons avec les différents degrés. C’est là l’une des forces de l’écrivain, je crois. Alternons nos affects.
Accepter cette sagesse de l’incertitude : ces vérités diversement relatives, plurielles, qui se contredisent, intégrons-les dans quelques notions de diversité.
Nous avons l’âme de l’écrivain, du porte-parole, du « prophète ». Nous avons sa mémoire. Écrivons Demain.
Le monstre vient de l’extérieur mais il a bel et bien un nom. Nous sommes dans une période historique, c’est certain. L’esprit du temps est romanesque : à l’ambiguïté relative, aux possibles infinis, au complexe-œuvre. C’est bon signe : l’homme survit encore au tourbillon de la réduction de l’être oublié, atomisé dans la masse.
Quelle orientationpour la Nouvelle Littérature & pour les Nouveaux Temps ?
Une simple forêt de symboles ? Non, car il y a des périodes où la vie moderne a quelque chose de kafkaïen … Il y a redondance, alors la réduction du vocabulaire et sa rééducation peuvent s’avérer esthétiques :
Selon Milan Kundera, les dimensions inexplorées de la littérature sont :
L’appel au jeu sans limite, la dérision, la légèreté
L’appel au rêve, la fusion avec le réel
L’appel à la pensée : le roman comme synthèse intellectuelle
L’appel au temps : élargir le temps collectif, franchir les limites temporelles d’une existence…
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