Sur mes échecs

On voit ici la dame, le roi, la tour et le cavalier Noir. Face au fou et à une tour blanche, en pleine attaque.

«L’homme doué sait se servir de son obscurité»

Cette citation peut sembler décalée, éloignée de notre thème initial : le vieux et classique jeu d’échecs.

Toutefois, métaphoriquement parlant, on y retrouve bien deux équipes, les Blancs et les Noirs, s’affrontant dans une espèce de binarité lumière/obscurité.

On dit souvent qu’il est plus difficile de jouer avec les Noirs, les pièces obscures – non pas qu’elles soient moins éclairées ! – mais puisque ce sont les Blancs qui entament la partie et mènent la danse.

Ce sont donc deux styles de jeu totalement différents qui peuvent être développer par l’une ou l’autre des équipes. D’ailleurs, chaque joueur à sa préférence.

Si vous êtes patient, à la recherche du timing parfait, psychologue ou à l’écoute, vous préférerez peut-être jouer le second.

Certains joueurs aiment à imposer un style de jeu «blanc» avec les pièces noires, et inversement. Bien sûr, les plus persévérants aimeront se heurter au défi de progresser sans cesse des deux points de vue.

Un exercice amusant en cas de blocage stratégique peut être de retourner l’échiquier quelques instants (ça n’est pas très professionnel, mais avec vos avis…)

Maître de stratégie

Les échecs sont symboles d’intelligence, de logique, de stratégie, de tactiques … Ils font appel à la visualisation, l’anticipation, l’observation, la patience ! On peut d’ailleurs distinguer la tactique de la stratégie, la seconde s’ancrant davantage dans le long terme. La tactique réside sur l’observation et se calcule sur quelques coups. La stratégie correspond davantage à la manière dont on se représente notre jeu et celui de l’adversaire. Elle nécessite aussi de l’empathie.

Les échecs sont un jeu vieux comme le monde, utilisés par les royauté et la noblesse. Aujourd’hui, le meilleur joueur d’échecs au monde est une IA. Celle-ci s’inspirait d’abord des coups humains pour, finalement, être capable d’innover ses propres coups (AlphaZéro). C’est un jeu qui nécessite de la créativité malgré son aspect factuel et logique. Il faut surprendre son adversaire. La dimension ludique se mêle aux mathématiques (sans chiffre !). La géométrie est d’ailleurs importante pour la visualisation du jeu, et ce, sur support informatique comme sur un vrai échiquier.

Les échecs ont donc une Histoire, avec de grands champions et des théories importantes (qui elles-mêmes ont une Histoire).

Comment anticipe-t-on aux échecs ? Comment visualise-t-on tous les possibles ? Quels stratégies et forçages utiliser?

Pour rappel, le jeu d’échecs dispose de 64 cases et d’une possibilité infinie de placement (avec ses classiques).

Retrouvez plus bas des liens vers les différents articles qui développeront ces questions.

Petite histoire du numérique

Ce jeu de stratégie classique doit sûrement traîner au fond d’un de vos placards. Poussiéreux, oublié, vous jouez peut-être maintenant en ligne ? Ou bien vous n’avez jamais lâché ce hobbit en club, avec vos amis.

Dans tous les cas, grâce à nos ordinateurs, au développement des Intelligences Artificielles, et à quelques streamers (Blitzstream), les échecs ont de nouveau le vent en poupe.

On trouve de nouvelles théories, faisant appel aux sciences humaines, mais aussi de nouvelles pratiques. Les tournois sont disponibles en ligne et attirent plus facilement du monde. Le site le plus consulté en la matière est chess.com. Vous pouvez même intégrer un club en ligne. Les parties rapides se développent aussi.

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